SANTÉ SOLIDARITÉ
Handicapable : le choix d’avancer
Un accident domestique peut bouleverser une vie en quelques secondes. Après une chute, une infection et une amputation, Yves Andrieux a dû réinventer son quotidien. Entre adaptations, engagement citoyen et regard des autres, il témoigne d’un parcours marqué par la résilience, la volonté de rester autonome et d’amener une autre vision du handicap.
Je m’appelle Yves Andrieux, j’ai 64 ans. L’an dernier, j’ai eu un grave accident domestique dans l’escalier de ma maison, entraînant de profondes plaies à la jambe droite. Malgré des soins quotidiens, une infection a provoqué une septicémie.
En février dernier, le chirurgien m’a annoncé qu’une amputation était inévitable.
Comment on vit avec ça ?
Eh bien, on n’a pas le choix, il faut s’adapter.
Adapter son logement et son quotidien
À mon retour de maison de convalescence, un ergothérapeute est intervenu pour sécuriser mon logement : rampe d’escalier, siège de baignoire, équipements adaptés aux toilettes.
Aujourd’hui, je vis chez moi. Je porte une prothèse et j’essaie de rester le plus mobile possible, en utilisant une canne seulement si nécessaire. Mon objectif est l’autonomie.
J’ai aussi opté pour une voiture automatique, une aide à domicile pour le ménage et les courses en ligne.
Maintenir une vie sociale
Je tiens à rester actif socialement. Élu municipal et délégué au numérique, je participe aux conseils, parfois en visioconférence. Même si j’ai réduit mon engagement, je reste impliqué dans la vie citoyenne. C’est important afin d’éviter de se replier sur soi même.
Le regard des autres et l’entourage
Le handicap révèle les vrais soutiens. Certains s’éloignent, d’autres restent présents. Un entourage compréhensif est essentiel et sans misérabilisme.
Je garde le moral et préfère me dire « handicapable » : avancer malgré les limites imposées par la santé.
Le sport et les adaptations
Avant l’accident, je pratiquais la course à pied et le vélo. La course n’est plus possible, mais le vélo reste accessible grâce à des pédales aimantées adaptées aux prothèses, certes coûteuses, mais efficaces.
Le rôle de la CMCAS
La CMCAS peut compléter l’action des services municipaux en simplifiant les démarches, en offrant un accompagnement humain et en facilitant les déplacements vers les activités.
Un appel à la solidarité
Beaucoup souffrent en silence. Le handicap peut toucher n’importe qui. En parler est essentiel. Je suis adhérent de l’ADEPA (Association de Défense et d’Entraide des Personnes Amputées) et réfléchis à créer une association d’échange entre personnes amputées, notamment pour partager du matériel spécifique.
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